«Le sanctuaire punique de al-Hofra, Constantine (Algérie)»
Ali Farid BELKADI

L'auteur Charles-Augustin SAINTE-BEUVE (1804-1869) a consacré à Salammbô une importante étude, dans laquelle il réfute superbement cette œuvre qui fit la bonne fortune de GUSTAVE FLAUBERT. Ce dernier répondit aux critiques de SAINTE-BEUVE dans une lettre de Décembre 1862.

G. Flaubert semble avoir une approche assez puérile du monde libyo-punique. Sainte-Beuve n’a pas relevé la méprise de G. Flaubert. Car il y eut bel et bien des voyageurs à Dougga. Dont le plus connu fut le provençal Thomas Darcos à qui l'on doit la découverte et la mise au jour en 1631 dans la partie orientale du Mausolée antique de Dougga (Thugga), de la stèle dénommée : «(la) dédicace du mausolée de Dougga ».

Celle-ci qui est incisée à l'aide d'un outil effilé, est formée de deux blocs de 70 centimètres de hauteur, juxtaposés horizontalement. Celui de droite qui porte le texte libyque est long de 99 centimètres. Celui de gauche, inscrit en caractères puniques est long de 114 centimètres. Les deux textes comprennent sept (7) lignes d'écriture chacun. Le texte gravé en caractères puniques est intact, alors qu'il manque le début des trois premières lignes à la partie gravée en vieux berbère. Thomas Darcos en fit un calque. Deux siècles plus tard, le consul anglais à Tunis Thomas Reade, fit arracher la pierre. Ce qui provoqua l'éboulement du mausolée. A la mort de Reade, la pierre échut au British Muséum. Le musée du Bardo à Tunis en conserve la copie.

Sainte-Beuve fit preuve dans cette correspondance, d’un grand discernement en réfutant d’emblée l’approche biblique et hébraïque du monde punique. Bien inopportunément, cette vision allait s’imposer au fil du temps, jusqu’à ces dernières décennies.

Sainte-Beuve répondit à la lettre de G. Flaubert par un billet, que l’on peut résumer par la phrase suivante : Nous sommes donc très attentifs.


Rituel Masaï

Dans le cadre du forum, je soumets à votre aimable attention cette illustration de femmes Masaï découpant une peau de boeuf à la façon de la reine Didon. Les femmes Masaï le font pour édifier leur hutte sacrée, Didon le fit pour bâtir Carthage, selon les auteurs anciens. Les Masaï qui n'ont pas le faciés négroïde, attribuent leur origine à une mythique région située sur les bords du fleuve Nil. La reine Didon aurait vécu à l'époque de la XXII° dynastie Egyptienne, dont le premier pharaon fut Shashanq I°, suivi de Uasarken, de Thekreth, de Uasarken II etc.. et ainsi de suite, jusqu'à l'apparition de la dynastie nubienne de Pianki (Stèle de Harpasen). Ainsi 28 siècles plus tard, on retrouve le rituel qui fonda la ville de Carthage, en usage chez les Masaï.

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